Actualités
Retour

Clap de fin pour le service Autolib'

Le premier service d’autopartage d’Ile-de-France 100 % électrique devrait s'arrêter le 31 juillet prochain.

Les élus du syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole ont mis un terme, le 21 juin dernier, au contrat qui les liait au groupe Bolloré dans l’exploitation du service. Le nombre de véhicules électriques et de stations diminuera au fur et à mesure à partir du 2 juillet.

 

Présent dans une centaine de communes, le service d’autopartage est particulièrement apprécié des franciliens. Il compte au total 150 000 abonnés, 1 600 stations, 60 stations dans les villes de Grand Paris Seine Ouest dont 20 actives à Issy. Lancé en 2011, Autolib’ a enregistré 370 000 abonnés depuis sa création.

 

Arrêt progressif

 

Conformément à la volonté du syndicat, le service s’arrêtera progressivement jusqu’à la fin du mois de juillet. Les abonnés Premium seront remboursés durant cette période. Au-delà de cette date, les abonnements seront définitivement suspendus. À noter que les bornes de recharge resteront la propriété des communes. Les véhicules seront, quant à eux, récupérés par le groupe Bolloré et pourront renforcer les rangs des Bluecub et Bluely à Bordeaux et Lyon.

 

L’arrêt d’Autolib’ s’explique par le manque de rentabilité du service dont le déficit s’élève à 293 millions d’euros. En cause également : l'apparition de nouveaux acteurs du transport urbain ou la location de véhicules privés. Des dysfonctionnements tels que des bornes inactives ont également contribué à la dégradation du service. 

 

Qu'en pensent les collectivités ?

 

Ayant accepté de prendre en charge 60 millions d’euros, le groupe Bolloré réclame les 233 millions d’euros restants aux communes d’Ile-de-France, conformément au contrat signé avec le syndicat mixte, document dont la quai-totalité des villes de GPSO n'ont pas eu connaissance.

 

La Ville de Paris disposant de la majorité absolue au sein du syndicat mixte Autolib’, la société GPSO (Grand Paris Seine Ouest) souhaite que "la capitale assume la totalité des charges financières consécutives à cette résiliation". Par ailleurs, la Société souligne le manque de transparence dans la gestion du dossier Autolib’. Elle a également alerté la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France et réclame 'un "bilan des raisons qui ont conduit à cette regrettable conclusion pour le premier service d'auto partage électrique au monde soit dressé". 

 

Retrouvez le communiqué de Grand Paris Seine Ouest

Retour