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Tribune de l’opposition municipale

Liste "Issy c'est possible"

1918 – 2018
Il y a 100 ans, le 11 novembre 1918, les cloches d’Issy, comme dans toute la France, signaient la fin du conflit armé le plus sanglant de l’histoire de l’humanité, jusqu’alors. Il aura fallu l'assassinat d'un archiduc par un étudiant, pendant l'été 1914 pour jeter les peuples européens les uns contre les autres dans une guerre longue, sanglante, faite de boue, de pluie d’obus, de quelques mètres de terre perdus puis repris, au prix de vies envoyées au front dans la plus grande absurdité.

 

Le 11 novembre 1918, à Issy, des femmes ont espéré revoir leur mari, des mères et des pères leurs fils, des enfants leurs pères, d'autres ont respiré de ne plus avoir à rejoindre le front.

 

Cette guerre a modifié les habitudes, libéré les Isséennes qui ont contribué à l’effort de guerre en travaillant aux usines Gévelot, d’automobile, d’aviation.

 

Les « gueules cassées » sont revenues des tranchées, marquées à vie par le plomb et la mitraille.

 

Tout cela, nous ne l’avons pas connu. Restent des photos, des histoires de famille, les noms de nos concitoyens tombés au combat marqués dans la pierre de notre monument aux morts. Issy, notre ville, a payé son tribut à la 1ère guerre mondiale.

 

Nous vivons en paix, sur notre sol, depuis plus de 75 ans, et nous oublions ces sacrifices. Comme le rappelle Raffaele Simone : « la démocratie est un court instant entre deux guerres ». Aujourd’hui et peu à peu, partout en Europe et dans le monde, les citoyens abdiquent leur pouvoir, renoncent à la démocratie se laissant convaincre que les régimes autoritaires sont plus rapides, plus efficaces et prétendument moins corrompus. Nous voyons ressurgir la haine, des tensions diplomatiques, des partis extrémistes prendre le pouvoir. Les Chefs d’États européens sortent les muscles et entament des semaines de bras de fer pour 58 migrants à bord de l’Aquarius.

 

Le 11 novembre 2018 nous célébrons le centenaire de la fin de la Grande Guerre. Nous avons un devoir de mémoire. Nous avons aussi un devoir : nous réveiller et sortir de cette lente torpeur résignée. Nous savons où celle-ci conduit : au nationalisme, au repli et à la fin à la guerre. L’Histoire ne se répète pas lorsque nous savons entretenir ce dont nous avons hérité des générations précédentes.
 

 

 

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (Front Démocrate - UDE)

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